Géorgie... Rencontres.

Publié le par miguelbechet

Géorgie... Rencontres.
Géorgie... Rencontres.Géorgie... Rencontres.
Géorgie... Rencontres.Géorgie... Rencontres.

Sur le chemin du retour vers Tbilissi, une habitante du village d'Idleti accompagnée de ses petits enfants nous invite à planter notre tente chez elle. Peu de mots pour communiquer, nous passons la soirée à jouer aux cartes. Au dessus du lit de la grand-mère est accrochée une photo de Staline. Nous réalisons peu à peu, l'adoration d'une partie de la population pour l'homme de Gori.

Arrêt dans la ville de Mtskheta, ancienne capitale de Géorgie. La ville regroupe une quantité impressionnante d'églises, cathédrale et monastères. Berceau du christianisme en Géorgie, une des tuniques de Jésus, que ce sont partagées les soldats après la crucifixion, est conservée sous une crypte de la cathédrale de Svétitskhovéli. Dire l'importance de ce lieu. Ce n'est donc pas une surprise, la ville est très touristique. Comme dans pas mal de lieux touristiques, une tension se fait sentir : on s'arrache l'argent des touristes. Parfois les commerçants s'engueulent quand ils se volent des clients. J'offre une pièce à une personne handicapée qui mendie devant la cathédrale. Je me fais sermonné par une autre mendiante qui demande aussi sa part.

En retrait des axes principaux de la ville, nous faisons la connaissance avec un pêcheur : Zautan. Il parle parfaitement anglais. Peut-être la seule personne qui n'est pas en train de  s'affairer à vendre des bibelots aux touristes. Zautan est prof : il est en vacances pendant 3 mois. Hé oui, les vacances en Géorgie durent 3 mois. Donc en cette période, Zautan s'occupe entre pêche et discussions avec les copains. D'ailleurs, il pêche pour nourrir les copains qui passeront ce soir pour l'apéro.

Après une pêche presque miraculeuse, il nous invite chez lui. Sa femme, Maggie est en train de travailler à quelques centaines de mètres de là : elle vend des souvenirs aux nombreux touristes de passage. Beaucoup de Géorgiens cumulent plusieurs boulots. Maggie est chanteuse pour la ville de Tbilisi. Ses mandats ne sont bien sûrs pas suffisants pour couvrir ses dépenses quotidiennes, alors, elle fait comme tout le monde ici : tenter sa chance dans le tourisme.

Nous voici donc arrivés chez lui. Son fils regarde la télé et la grand-maman est toute surprise de notre apparition. Premier réflexe de la part de Zautan, nous offrir du vin qu'il serait impoli de refuser. Zautan revient avec une bouteille de 1,5 l de coca cola pleine d'un vin fait maison qu'il vient de recevoir de son voisin. Pour accompagner le vin, il y a de la charcuterie, du fromage et du pain.

C'est le début d'une longue cérémonie avec des toasts pour les parents, la famille, les voisins, les ancêtres, les invités... Je ne me souviens plus dans quel ordre les toasts se sont succédés. Derrière lui, sa maman fait la moue. Il y a deux raisons à cela : elle ne semble pas appréciée la bouteille qui se vide à vue d'oeil. Et elle aurait souhaiter nous accueillir dans de meilleures conditions. C'est à dire nous accueillir avec des mets préparés et non pas du saucisson. Zautan a la main lourde. La bouteille se vide rapidement. Nous sommes bientôt ivres. Les enfants réclament de partir. Nous prenons congés car la nuit va bientôt tomber. Nous devons nous lever tôt pour prendre le train car nous souhaitons éviter les 25 km qui nous séparent de Tbilisi. Le trafic y est dense et l'air irrespirable. Aloune ne se sent pas à l'aise dans cette circulation au flot ininterrompu.

Le lendemain matin, le train arrive. Il est bondé. Pas moyen d'y glisser nos bicyclettes. Déception, nous devons faire la route à vélo.

Et notre visa iranien?... Miracle, notre demande s'accélère avec l'aide d'un administrateur sans même devoir lui verser un bakchich.

Nous prendrons la route demain pour une très longue période de vélo. Direction Téhéran : 1600 km nous sépare de cette ville...

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